Dimanche 28 janvier 2007



Ce
dossier a été préparé en s'inspirant d'un article paru dans l'hebdo LA VIE  du 8 Janvier 2004. afin d'opposer au philosophe-pamphlétaire   d'inspiration marxiste Michel Onfray ,une réflexion approfondie.
Doit on laisser à un démagogue aussi virulent que ce libre penseur ,la Liberté de dire n'importe quoi et qui plus est de s'attaquer sans vergogne à des valeurs et des convictions auxquelles adhèrent des millions de croyants ?
C'est la question que nous posons .

Michel Onfray (1959 après JC)  prétend tout bouleverser  aujourd'hui. Inspiré des courants de pensées Marxistes et Nietzschéen , il prone la déchristianisation. A l'image de Sartre , il pense aussi que la Mort de Dieu est un préalable fondamental afin que l'Homme -dit-il- devienne le créateur de ses propres valeurs en s'affranchissant des dogmes et des carcans du Christianisme.
Ses propos sont virulents . Michel Onfray cultive le mépris. Il a compris que tout son succès commercial aujourd'hui répond à un vide spirituel majeur dans notre socité déboussolée. Il le comble en propageant des ouvrages et des idées calomnieuses,blasphématoires . Un profond irrespect insupportable vis à vis des croyants.

Pour lui , le Christianisme et tout ce qui va avec " c'est l'arrière monde " sic.








En parler ? Echanger ? Suggérer ?
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faites connaitre ce forum autour de vous !
Osons défier cet iconoclaste de philosophe sans vergogne ! Osons ....


Quel est le point commun de ces sept patriarches ?

Cette génération est née après la Première Guerre mondiale, elle a vécu son adolescence sous la Seconde avant d'encadrer le formidable essor des mouvements de jeunes chrétiens dans les années 1950 et de se revitaliser au contact de Vatican II.

L'époque valorisait cette jeunesse,vierge de tout compromis avec l'occupation allemande.La confrontation avec la génération Mai 1968 fut nettement plus douloureuse,voire hostile.
Ce sont eux les premiers à avoir animé les débats sur l'avenir du Christianisme à la fin des années 1990.
Eux qui ont poussé à la mobilisation des jeunes lors des différentes journées mondiales de la jeunesse ou lors du Jubilé en 2000.
Si leur production littéraire est impressionnante ,il faut lire les contenus.Les titres sont évocateurs:
Les Inventions du Christianisme" de  l'historien René Raymond
"Guetter l'aurore" de Jean Delumeau , "la Quatrième hypothèse" de Maurice Bellet, sur l'avenir du Christianisme.

Cessons de nous lamenter sur la chute des fréquentations des églises et essayons de construire du nouveau."Il ne s'agit pas de nous rabattre sur de simples valeurs chrétiennes ,ni de nous retrancher dans notre forteresse mais bien d'inventer du neuf" aime à répéter Maurice Bellet.
La philosophie de cette génération est ici bien résumée:n'ayant pas cédé aux tentations marxisantes des années 1970,ni choisi de se replier sur un christianisme plus identitaire dans les années 1990,les voilà en pleine forme pour imaginer justement le XXI°siècle en collaboration avec une éventuelle relève.

Eloi LECLERC
Maitre de sagesse,auteur à succès, le franciscain Eloi Leclerc nous livre ses secrets du bonheur:la traversée de nos catastrophes par le dépouillement intérieur ,véritable accès à la joie imprenable.
1939 - entre au noviciat franciscain. 1944 déporté à Buchenwald puis Dachau.
Auteur de best-sellers comme Sagesse d'un pauvre et le Maitre du Désir , Eloi Leclerc n'en finit pas
ne cesse de nous étonner encore avec Le Chant des sources (Editions l'Atelier) qui est une ample méditation du célèbre Cantique des Créatures de Saint François d'Assise .
Les souffrances de la guerre ne l'ont pas épargné.

Arrété par la Gestapo puis déporté dans les Camps de la mort  Eloi Leclerc au fond du désespoir absolu alors que'un de leurs frères agonise ,, trouve en lui la force de chanter le Cantique des Créatures ."Ce fut une Grace de Dieu: la barbarie n'avait pas fait disparaitre notre fraternité". Il sera libéré par les Américains  .

Paul RICOEUR
L'amoureux de la vérité.Figure de proue du christianisme social,penseur probablement le plus respecté de France.A la faculté de Nanterre en 1969-1970 il assumera le poste de doyen dans des conditions proches de la persécution.En d'autres lieux il sera attaqué par Jacques Lacan,il sera mis au ban d'une certaine intelligentsia parisienne. Exilé à l'université de Chicago. Penseur à l'écriture complexe il s'est préoccupé pour des questions essentielles : le droit,la Loi,,la mémoire,l'identité ,le Temps,,le pardon,le mal.Sa puissante réflexion sur l'herméneutique a proprement révolutionné la façon dont les exégètes catholiques et protestants contemporains lisent la bible.
Protestant, l'homme incarne à merveille l'élan oecuménique des années 1960 .

"Le sens d'une vie"- La découverte .


René GIRARD  l'anthropologue de choc.
Il s'est imposé comme la figure internationale de l'anthropologie capable d'assumer la question du mal à partir d'une posture croyante et chrétienne .Bouleversant l'approche convenue du sacré héritée de l'ethnologie et du structuralisme ,le chercheur a "relu" toute la tradition judeo-chrétienne d'une façon révolutionnaire.Selon lui, la Bible offre une sortie de la violence qu'aucun autre systeme philosophique n'a égalé puisque c'est le Christ qui prend la place du bouc émissaire et détruit la violence par le pardon.
Installé à l'université de Stanford en Californie ,ce penseur tonique imagine un avenir aux arètes coupantes pour les Chrétiens : selon lui ,l'Evangile continuera d'attirer vivement une minorité en quete de sens mais suscitera aussi une hostilité grandissante dans un monde de plus en plus déchiré.
Parution:
"Celui par qui la scandale arrive -DDB"


René RAYMOND
Il est de loin l'intellectuel catholique le plus exposé.Le politologue est connu depuis des décennies:le grand public a pu apprécier ses analyses télévisées et son fameux ouvrage sur les trois droites présentes en France. Coauteur de la France religieuse  René Raymond coordonna aussi la très sensible enquete sur les relations entre l'Eglise catholique et l'ex-milicien Paul Touvier.Académicien il publie "Les grandes Inventions du Christianisme" Bayard. puis "Le Christianisme en accusation DDB"

Le livre se développe en quatre séries d’interrogations. La première série établit un constat : après avoir vécu des périodes glorieuses avec des théologiens éminents comme Congar, Chenu, de Lubac… avec des intellectuels de grand calibre comme Péguy, Claudel, Bernanos, Mauriac… le catholicisme serait maintenant en discrédit auprès des intellectuels français. Quelles sont les causes de ce discrédit? Que lui reprochent-ils alors qu’ils accordent un accueil plus favorable au protestantisme et surtout au bouddhisme? Pourquoi ne retient-on des nombreuses interventions de Jean-Paul II, certaines très courageuses au niveau de la société globale, que ses interventions au niveau de la morale sexuelle?

La deuxième étape aborde une perspective interne au catholicisme. Est-il en train de vivre un déclin inéluctable? Quelles sont les conséquences de son retrait de nombreux domaines où il était puissant comme les milieux hospitaliers, l’éducation, diverses activités sociales? Comment comprendre surtout le désintérêt des jeunes et la crise des vocations qui l’accompagne? Ne faudrait-il pas des médiations pour que le jeune puisse s’identifier à des modèles qu’il admire? Or quelles médiations créer aujourd’hui qui les rejoignent?

La troisième étape confronte le catholicisme à ses peurs.  S’il est en crise aujourd’hui en Occident, faut-il s’en prendre à des peurs qui l’ont éloigné des valeurs positives de la modernité? Peur de la vie et culte de la mort qui seraient à rapporter à l’origine du message chrétien lui-même? Peur d’avouer les fautes commises tout au long de l’Histoire comme collectivité – les repentances de Jean-Paul II sont un phénomène récent qui ne reçoivent pas l’aval de tous les chrétiens? Peur du contact avec le monde, vu comme hostile et païen, et repli de la communauté sur elle-même, avec son langage propre, avec ses rites propres? Débordement vers l’anti-intellectualisme, peur de confronter la foi à l’intelligence, la démarche croyante à la raison?

Sous un titre quelque peu ambigu – le testament du christianisme – la dernière partie du livre cherche comment on peut présenter la différence chrétienne, ce qui fait la richesse et l’originalité du christianisme, sous une forme que nos contemporains peuvent entendre. René Rémond met l’accent sur la révélation d’un Dieu personnel pour lequel chaque être humain a une valeur infinie



Jean DELUMEAU
Historien de l'espérance.
Historien et croyant , ce normalien étonnant de chaleur et de simplicité qui a tenu pendant plus de vingt ans la chaire d'histoire des mentalités religieuses au Collège de France ,Membre du groupe Paroles (rassemblant des intellectuels catholiques intervenant dans les médias) . Ses prises de position sur l'Eglise et sur ses difficultés d'adaptation à la modernité ne lui valent pas que des amis dans la hierarchie catholique. Dans son dernier ouvrage "Guetter l'aurore"  , Un christianisme pour demain, Jean Delumeau avoue que s'il avait à rédiger une nouvelle version du Credo , il commencerait par la phrase de Saint Jean : "
Dieu est amour" .
Spécialiste du vécu religieux , il dénonce la vision désespérante du péché originel qui nous a légué une insoutenable "culpabilité héréditaire" . A 80 ans ,Delumeau refuse plus que jamais toute vision doloriste .Le christianisme reste pour lui "la religion de l'espérance".

Jean-Marie LUSTIGER
La voix de l'Eglise.

Né dans la religion israélite, Jean-Marie Lustiger se convertit au catholicisme le 25 août 1940 à l'âge de 14 ans. Son baptême à Orléans, où la famille s'est réfugiée, coïncide avec l'obligation faite à ses parents d'arborer l'étoile jaune. Arrêtée en 1942, déportée de Drancy, sa mère décède dans le camp d'Auschwitz.Après avoir fait ses études secondaires au lycée Montaigne de Paris puis au lycée Pothier d'Orléans, il entra à la Sorbonne pour faire des études de lettres.À la suite de sa vocation sacerdotale, il entra au séminaire des Carmes de l'Institut catholique de Paris en 1946 et fut ordonné prêtre le 17 avril 1954 à l'âge de 27 ans.Il fut jusqu'en 1959, l'aumônier de la paroisse universitaire de Paris, rassemblant des enseignants de l'école publique, aumônier des étudiants en lettres et sciences de la Sorbonne ainsi que des grandes écoles : École spéciale d'architecture, ENS de Fontenay-Saint-Cloud, École des Chartes. Il est nommé curé de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal de Paris en 1969.Nommé évêque d'Orléans, le 8 décembre 1979, il est nommé archevêque de Paris le 27 février 1981, succédant ainsi au cardinal Marty, et est créé, deux ans plus tard, cardinal par le pape le 2 février 1983.Il donne sa démission au pape en février 2005, ayant dépassé l'âge de 75 ans et devient de ce fait cardinal émérite de l'archidiocèse de Paris.

Une dimension internationale.
Par ailleurs, le cardinal Lustiger était jusque juin 2006, l'évêque accompagnateur de la
Communauté de l'Emmanuel, sur un plan international, à la demande du Vatican.Le cardinal Lustiger a été élu à l'Académie française, le 15 juin 1995, au fauteuil 4, succédant au cardinal Decourtray, mort le 16 septembre 1994.Il a donné au pape sa démission comme archevêque de Paris le 11 février 2005 pour cause de dépassement d'âge dans cette fonction et a été remplacé par Mgr André Vingt-Trois au poste d'archevêque de Paris.Au début d'avril 2005, il est sous les projecteurs des médias, essentiellement français, en tant que papabile mais comme simple outsider alors qu'à l'annonce de la maladie du Pape, en 2002, il était encore parmi les favoris pour la succession de Jean-Paul II.Il avait alors de nombreux points communs avec Jean-Paul II, parlant comme lui le polonais aussi bien que le yiddish et le français. L'inconvénient de sa candidature, outre son âge, demeurait le risque de complications diplomatiques d'une élection d'un pape pro-Israélien. Il est vrai que l'on émettait les mêmes réserves géopolitiques, alors contre l'URSS, lorsque Jean-Paul II venait d'être élu.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maurice BELLET 
 prêtre français, né en 1923. Son œuvre considérable (plus de 40 titres) explore des domaines aussi variés que la théologie, la psychanalyse, la philosophie ou l'économie.
Quel est l’avenir de la foi chrétienne confrontée au délitement du christianisme comme système idéologique et institutionnel ? Quelles sont, par delà les violences et la mort, les perspectives pour l’humanité ? Dédiant son œuvre à tous les hommes de bonne volonté, Maurice Bellet cherche à dépasser les problèmes insolubles propres aux discours dogmatiques pour ouvrir de nouveaux horizons. Il adopte un ton fraternel (L’Épreuve) ou critique (Le Dieu pervers). À l’écoute du cœur de l’homme et d’une « parole qui vient de Dieu », il défend la liberté de l’Évangile face à un certain christianisme fondé sur la peur et la culpabilité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   







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Par Desperret Yann - Publié dans : contre-michelonfray
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Dimanche 28 janvier 2007














Catholiques et musulmans : un chemin de rencontre et de dialogue

Avec les mouvements de population liés aux migrations économiques et au développement des moyens de communication, la pluralité culturelle et religieuse est devenue une donnée essentielle des sociétés d'Europe occidentale. Ce sont donc toutes les Eglises chrétiennes d’Europe qui sont appelées à se situer par rapport à ce phénomène.



En France, pays dont on a coutume de souligner la forte sécularisation, cette pluralité religieuse s'inscrit dans un contexte de mutation sociale et de remise en cause de repères moraux. La recherche de Dieu s'exprime alors sous les formes les plus diverses et les plus insolites. Mais il existe un besoin de spiritualité authentique et fort en réponse à un matérialisme déshumanisant et à l'emprise d'une technicité dont on ne contrôle pas toujours les effets. Dans notre pays, dont la culture est profondément marquée par la foi chrétienne, voici que sont désormais représentées d'autres traditions religieuses. Parmi elles : l'Islam.

Une situation nouvelle....

Sur le terrain, existent de nombreuses expériences de rencontres entre catholiques et musulmans. Certaines sont parfois vécues dans un contexte d’incompréhension mutuelle. D’autres au contraire font tomber les barrières et permettent de mieux se connaître. Depuis plus de cinquante ans, en effet, nombreux sont les catholiques, évêques, prêtres, diacres, laïcs, religieux et religieuses qui vivent avec des musulmans une relation de véritable compagnonnage

Mais, aujourd'hui, ce ne sont pas seulement des musulmans que nous rencontrons, c'est l'Islam avec ses organisations et la diversité de ses courants qui prend place dans l'environnement social, culturel et religieux de notre pays.



Qu'est ce que l'Islam -fondé- au début du VII° siècle est censé apporter aux deux autres religions ?

Dans les déchirementsde nos jours,il importe de le rappeler,le but principal du prophète Mahomet a été d'inclure son peuple et sa culture dans l'univers biblique.

Après la Shoah provoquée par l'Empire Romain dès le premier siècle avant notre ère ,le judaisme avait été confiné aux limites du monde hébraique.Les juifs se sont retrouvés enfermés dans un ghetto qui leur a permis au moins de sauver la culture hébraique et la langue de la Bible.

Le Christianisme lui,s'est épanoui sous l'Empire romain et la diffusion de la Bible s'est faite dès lors en Grec ,en latin puis dans les autres langues de l'Empire Romain.L'Islam-Mahomet l'a dit- est né de ce que les peuples arabes avaient été oubliés par les Juifs comme par les chrétiens
Donc Mahomet a préché le Coran en langue arabe belle et fluide ,disait-il.

Son apport fondamental est là:arabiser pour l'universaliser l'appel d'Allah le Dieu d'Abraham des prophètes et de Jésus.

 

Quel est l'Idéal poursuivi par le Coran ?
Il est de réaliser -ce que nous avons manqué de faire-l'idéal de l'alliance:l'alliance de l'humanité entière avec le Dieu de la Bible,l'alliance d'Abraham et l'alliance de Jésus.

Le Coran apporte cet idéal fondamental.Hélas,nous n'avons qu'à ouvrir le journal pour savoir qu'il n'a pas été atteint par les Musulmans,eux non plus,loin de là.

 

Si le Djihad ou "guerre sainte" ne figure pas parmi les cinq piliers de l'Islam peut-on dire qu'il en est devenu le sixième ?
Le mot "djihad" signifie "effort"
l'eefort pour réaliser l'Alliance.C'est tout à fait le contraire de ce que les "Islamistes"
nous proposent .

Il n'y a pas et il ne peut pas y avoir de "guerre sainte".

Comment espérer un avenir de Paix ?

Tous doivent prendre conscience des dangers qui menacent l'humanité entière.Pour s'en défendre nous devons nous réconcilier en nous-memes et avec les autres comme nous l'enjoignent la Bible,le Nouveau Testament,le Coran relayés par les enseignements et déclarations des Nations Unies.

Au lieu de nous méfier de l'autre connaissons le et Aimons le.
les trois monothéismes nous l'enjoignent unanimement :ils se fondent sur l'idéal de l'Alliance -la Bérit biblique- auquel nous devons tous venir venir ou revenir pour prévenir les tragédies qui nous menacent.

Les grandes religions doivent revenir à ce grand idéal sans la réalisation duquel tout avenir de l'humanité serait compromis,voire impossible.

 L'AMOUR de l'autre aussi différent et étranger qu'il puisse
apparaitre à nos yeux est la seule force capable de nous aider à réaliser ce grand message !

 
Et vous , qu'en pensez-vous ?
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Par Desperret Yann - Publié dans : contre-michelonfray
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Vendredi 26 janvier 2007

 Il cultive le mépris et çà marche !

La philosophie de Michel Onfray est un athéisme matérialiste dans le cadre de la tradition philosophique européenne. L'affirmation est constante et cohérente. Elle est exprimée sans équivoque dans la phrase du Traité qui déclare que : « Cette philosophie cohérente [le matérialisme] rend absolument compte de tout le réel » (op. cit., p. 115). Nous en relevons les fondements.

Son manifeste hédoniste  "la Puissance d'Exister " a vraiment de quoi nous laisser dubitatif.
"IL FAUT DECHRISTIANISER L'EPISTEME OCCIDENTAL..."    prone t-il !  Rien que çà !!!

Le cap des trente livres passé,"" j'éprouve le besoin de faire le point sur la question de l'hédonisme. Si je devais le réduire à une interrogation, ce serait évidemment celle de Spinoza : "que peut le corps ? ". A quoi il me faut ajouter : en quoi est-il devenu l'objet philosophique de prédilection ? Puis, questions en cascade : comment penser en artiste ? De quelle manière installer l'éthique sur le terrain esthétique ? Quelle place laisser à Dionysos dans une civilisation totalement soumise à Apollon ? Quelle est la nature de la relation entre hédonisme et anarchisme ? Selon quelles modalités une philosophie est-elle praticable ? Que peut espérer le corps des biotechnologies post-modernes ? Quelles relations entretiennent biographie et écriture en philosophie ? Selon quels principes sont fabriquées les mythologies philosophiques ? Comment déchristianiser l'épistémè occidentale ? De nouvelles communautés sont-elles possibles ?

Mais de quel mal profond souffre donc ce philosophe-phobosophe ?

 

Répondre à ces interrogations appelle une série de développements constitutifs d'une pensée existentielle radicale.

D'où la subjectivité artiste, l'éthique immanente, l'esthétique cynique, la politique libertaire, le nietzschéisme de gauche, le matérialisme sensualiste, l'utilitarisme jubilatoire, l'érotique solaire, la bioéthique prométhéenne, le corps faustien, le hapax existentiel, la vie philosophique, l'historiographie alternative, l'athéologie post-chrétienne, les contrats hédonistes, autant d'occasions de réenchanter nos temps mélancoliques avec la proposition d'une pensée à vivre.


   ????  Quel charabia !

 
Une idéologie

Le premier fondement est une reprise de la conception développée par Feuerbach et reprise ensuite dans le marxisme. Puisque Dieu n'est pas, le discours sur Dieu ne saurait être considéré comme apportant quelque information ou quelque pensée objective. Le discours des penseurs et des croyants sur Dieu est vide. De sa lecture de Feurbach, M. Onfray a retenu que si le discours sur Dieu ne dit rien sur Dieu qui n'existe pas, il dit beaucoup sur l'être humain qui le profère. Cet être humain, le croyant confessant sa foi ou vivant les rites de sa religion, est bien réel. À l'oreille du philosophe athée, si ce qu'il dit n'apporte aucune vérité théologique, il a valeur anthropologique.

Ainsi le discours sur Dieu est-il un discours indirect que l'être humain profère sur lui-même et dans lequel celui qui sait entendre perçoit une information sur l'humanité de cet homme. Le langage et la pensée qui l'habite ne sont pas vides quant à ce qui concerne la vérité de l'homme.

C'est dans cet esprit que M. Onfray examine les monothéismes. Une illustration de cette thèse est donnée avec véhémence - et non sans réussir à amuser le lecteur - à propos du « paradis de Mahomet » ; là deux pages brillantes montrent comment les frustrations des nomades du désert les invitent à rêver des plaisirs auxquels l'austère désert leur interdit d'accéder et fantasmer un lieu où ces désirs se réaliseront sans fin ni entrave. L'islam réduit à un fantasme !

Ainsi en montrant comment les discours monothéistes sont enracinés dans le rêve, M. Onfray entend-il prouver que la référence à Dieu est non seulement une erreur, une illusion, voire une imposture, mais surtout la cause des malheurs qui ensanglantent l'histoire humaine.

Par Desperret Yann - Publié dans : contre-michelonfray
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Jeudi 25 janvier 2007
 










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Le Dieu d'Abraham , d'Isaac, de Jacob,le Dieu d'Abraham, d'Isaac ,de Jacob ,le Dieu de Jésus-Christ "
dont parle Pascal ,viendra toujours surprendre ceux qui auront cru l'enfermer ou l'annexer dans leurs arguties . "Le Verbe fait chair" sera toujours dans l'histoire un message qui n'en finira jamais de retentir ,un visage qui n'en finira jamais de resplendir.

L'Anti-Traité d'athéologie : Le système Onfray mis à nu
de Matthieu Baumier
Editeur : Presses de la Renaissance

En quelques années, Michel Onfray est devenu le
principal promoteur d'un antichristianisme militant
sans équivalent dans le paysage intellectuel français.
Campant sur des positions équivoques définies arbitrairement comme un " nietzschéisme de gauche ", l'auteur du Traité d'athéologie fait de l'hédonisme le stade ultime d'une civilisation du plaisir et de la jouissance. Son opposition radicale violente aux trois monothéismes fondateurs de civilisations - le judaïsme, le christianisme et l'islam - constitue l'armature d'un mode de pensée dont les failles sont ici découvertes, mises à nu. Avec rigueur et minutie, Matthieu Baumier démonte le système Onfray point par point, thème par thème, argument par argument. L'aveuglement militant et les approximations d'Onfray - dont les méthodes et les références relèvent ici plus du sophisme que de la
philosophie -, apparaissent alors avec une évidence
qui ne peut laisser insensible.

Biographie de l'auteur
Agé d'une trentaine, d'années, Matthieu Baumier est
essayiste et romancier. Auteur d'une dizaine d'ouvrages, dont Le manuscrit Louise B et Les apôtres du néant, il est l'animateur de la revue intellectuelle et littéraire La Sœur de l'Ange.


Dieu avec esprit
Réponse à Michel Onfray
de Irène FERNANDEZ
Editeur : Philippe Rey


Présentation
Le succès considérable du Traité d'athéologie de Michel Onfray a contribué à répandre l'idée que les trois monothéismes sont fondés sur « une série de mépris identiques : haine de la raison et de l'intelligence ; haine de la liberté ; haine de tous les livres au nom d'un seul ; haine de la vie ; haine de la sexualité, des femmes et du plaisir, etc. »
La violence de la charge et son large écho auprès du public ont décidé Irène Fernandez à prendre la plume contre Michel Onfray. Mettant de côté les questions de croyance personnelle (qui relèvent de la liberté de chacun), en sa qualité de philosophe et de théologienne, elle pointe les nombreuses erreurs historiques et philosophiques qui émaillent ce livre, et fait ici la démonstration qu'il existe une incontournable alliance entre la foi et la raison. Elle relève le regard singulièrement passéiste que ce Traité d'athéologie véhicule sur la femme... et, à Michel Onfray, qui ne semble pas l'avoir compris, elle explique clairement ce qu'est une religion.
Car, pour Irène Fernandez, « il n'est pas question de laisser passer une pareille agression sans marquer le coup. " Tendre l'autre joue " est une maxime qui concerne les injures qui vous sont faites personnellement, et non celles qui visent, comme ici, l'honneur même de tous les croyants. »
L'auteur
Ancienne élève de l'École normale supérieure, Irène Fernandez est agrégée de philosophie et docteur ès lettres. Elle a été membre du comité de rédaction du Dictionnaire critique de théologie, PUF, 1998. Elle est l'auteur de : Et si on parlait du Seigneur des anneaux, Presses de la Renaissance, 2002, et Mythe, Raison ardente. Imagination et réalité selon C. S. Lewis, éditions Ad Solem, novembre 2005.
Par Desperret Yann - Publié dans : contre-michelonfray
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Jeudi 18 janvier 2007




Biographie d'Eugen Drewermann
Prêtre, théologien et psychanalyste jungien allemand, Eugen Drewermann est né de mère catholique et de père luthérien. Après le bac (Abitur, en Allemagne) , il étudie la philosophie à Münster, la théologie à Paderborn et la psychanalyse à Göttingen. En 1956, à la création de la conscription, il entre pour la première fois en conflit avec l'Eglise catholique romaine, du fait de ses convictions pacifistes. L'Eglise catholique défend le point de vue qu'un catholique n'a pas le droit de refuser le service militaire. Il est ordonné prêtre en 1966 et travaille dans une paroisse étudiante. Il soutient sa thèse en 1978 sur la structure du mal dans le Yahwisme. Maître de conférence (privat-dozent) en Histoire des Religions et Dogmatique à Paderborn jusqu'en 1991 (université catholique) , il tente de concilier la doctrine de l'Église catholique avec les connaissances acquises (critique biblique, psychanalyse) et l'évolution de la société. Suspendu d'enseignement théologique à l'Université catholique de Paderborn par l'évêque Degenhardt, suite à son livre 'Fonctionnaires de Dieu' en 1989, l'université publique de Paderborn s'honore de lui ouvrir une chaire de sociologie et anthropologie de la civilisation. Actuellement, il est psychothérapeute et conférencier libre, l'un des plus convoités du
monde. (sic)

.




NOTRE AVIS
Nous sommes convaincus que c'est en créant des liens vers d'autres liens que nous génèrerons d'autres liens qui tisseront à leur tour....d'autres liens !
Grace à internet il devient ainsi possible d'éviter l'enfermement intellectuel que nous impose les pamphlétaires anarchistes  et les Libres penseurs de sensibilité démagogique.Il est là le danger !
Tomber dans le panneau des marginaux manipulateurs qui sont persuadés d'avoir raison.

La pire des pestes c'est la Raison humaine disait Luther !!!  

La contribution de Drewermann est à plusieurs titres nécessaire. En effet il s'agit là d'une autre lecture,d'une autre vision plus approfondie et surtout objective.
Il est un spécialiste de haut niveau à la fois religieux et psychanalyste pour éclairer de manière absolument objective un faisceau de réalités. 
Cela n'a rien à voir avec les tentatives d'explications farfelues ,les interprétations démagogiques sans fondement que nous livre par exemple Michel Onfray.
Onfray n'est pas psychanalyste ni religieux. C'est un pamphlétaire qui excelle dans la,polémique.
Il n'amène rien de constructif au débat philosophique . La jouissance hédoniste qu'il préconise
d'après lui (...) sonnerait le glas à la Religion. Onfray n'est le dépositaire d'aucun système de penser.

C'est tout l'inverse.  La psychanalyse justement - explique Drewermann- n'oppose pas le fait religieux et les névroses sexuelles dont souffriraient les Chrétiens d'après Onfray.Bien au contraire.
Aimer son Corps n'est pas incompatible avec la Foi.

Les plus virulents des polémistes pronent meme l'apostasie ! Un comble !
Ce qui compte en Psychanalyse c'est d'aller à l'Essentiel. Michel Onfray semble ignorer cette vérité incontournable.




Drewermann résume lui-même très bien son programme lorsqu’il écrit : « On a oublié cette idée essentielle qu’il existe chez les hommes de tous les temps des vérités qui ne sont transmissibles que sous la forme de contes, mythes, rêves, etc. C’est pourquoi, dans mes deux volumes de Psychanalyse et exégèse, je me suis efforcé de jumeler l’histoire des formes de la Bible et une anthropologie psychanalytique permettant de dégager la vérité éternelle de l’homme, celle qui nous oblige toujours à recourir à des formes d’expression symboliques adaptées. C’est cette vérité humaine éternelle, celle qui s’exprime dans des formes de récits adaptées, qu’il faut commencer par flairer psychologiquement pour pouvoir jauger à sa juste valeur le caractère religieux du message biblique. Ainsi seulement me paraît-il possible de tirer de la Bible le message correspondant à son intention, celui qui reste susceptible d’intéresser les hommes de tous les temps. Seuls les moyens psychologiques permettent de trouver soi-même le point de jonction rendant fondamentalement intelligible la forme symbolique du langage biblique. » (La parole qui guérit, Paris, Cerf, 1993, p. 216-217).

Quant à l’objectif général de ce livre, il est de nous apprendre que, en surmontant notre angoisse et en ouvrant notre cœur à la joie du ciel, nous verrons se reproduire dans notre vie les miracles de guérison tout aussi déconcertants et admirables que jadis. En d’autres mots, le but du livre est clairement thérapeutique : il veut permettre aux lecteurs et aux lectrices de vivre de façon plus saine, d’espérer de façon plus audacieuse et de découvrir le caractère sacré et la dignité de leur vie.

La lecture des seules notes reportées à la fin de l’ouvrage (p. 549-640) est, à maints égards, révélatrice. L’auteur le plus souvent cité est Drewermann lui-même et c’est probablement là un signe qu’il est un penseur solitaire et novateur. Certes, après Freud et Jung, d’autres psychanalystes ont interrogé la Bible, mais Drewermann les ignore. Ainsi, les analyses de Françoise Dolto et Gérard Séverin (L’évangile au risque de la psychanalyse, Paris, J.P. Delargue, tome I, 1977, 179 pages ; tome II, 1978, 183 p.), bien qu’elles portent souvent sur les mêmes récits retenus par Drewermann, ne sont pas citées une seule fois dans les 1062 pages de Psychanalyse et exégèse.

La même remarque s’impose pour les travaux de Jacques Pohier et d’Antoine Vergotte, pour ne citer que ces deux autres grands psychanalystes français qui ont publié dès les années 1970-1980 maintes études psychanalytiques sur la Bible et la tradition chrétienne. Enfin, en ce qui concerne les travaux d’exégèse, seuls les Allemands sont cités et ils ne le sont que pour être critiqués !


Cette critique s’adresse essentiellement à l’exégèse historico-critique, et elle est omniprésente dans tout l’ouvrage. Le réquisitoire de Drewermann se résume en quatre grandes accusations. Premièrement, les méfaits de l’érudition ont transformé le savoir et l’expérience de la fréquentation des puissances divines en science insignifiante et en discours sur les formes extérieures de notions passées, auxquelles le présent ne peut qu’être insensible. Au lieu de communiquer une expérience, l’érudition ne fait qu’enseigner des notions pour interpréter une expérience étrangère ; elle remplace ainsi les sentiments religieux vécus à l’origine par des théories rationnelles sur les conséquences probables de ces expériences.

Deuxièmement, l’exégèse historico-critique a réduit la Bible à une source d’idées religieuses, dont le seul intérêt est l’histoire de leurs effets. Cet historicisme rationaliste ou ce biblicisme fanatique n’engage à rien du point de vue existentiel et c’est pourquoi il a joui d’un si grand succès dans les milieux universitaires. Troisièmement, l’exégèse historico-critique se condamne non seulement à négliger le contenu religieux des textes bibliques, mais elle instaure en même temps une distance croissante entre le présent et le passé. Dit autrement, en étant exclusivement consacrée à la recherche du lieu historique de la religion, les méthodes historico-critiques mettent le présent hors jeu et introduisent la sécularisation en plein cœur du christianisme. Quatrièmement, l’exégèse historico-critique nous fait certes de savants discours sur Dieu, mais elle s’avère incapable de tenir un discours existentiel.

Ce discours sur Dieu a pour effet qu’il n’est jamais sérieusement question du sens du texte pour la propre existence des hommes et des femmes d’aujourd’hui.


Pour Drewermann, seule la psychologie des profondeurs peut surmonter la scission entre le sujet et l’objet — sous-jacente à l’exégèse historico-critique, voire à toute la notion moderne de science — car elle réintroduit l’unicité de l’expérience constitutive de tout véritable vécu religieux. En plus de la psychologie des profondeurs (surtout avec Jung, mais aussi avec Freud), Drewermann n’hésite pas à faire appel à l’histoire des religions des peuples (surtout avec Eliade et des égyptologues comme Hornung), à l’ethnologie, à l’anthropologie empirique (avec une attention particulière au monde des shamans) et à la réflexion philosophique (surtout avec Kierkegaard et Nietzsche).
Cette idéalisation de la psychologie des profondeurs, soutenue par une érudition incontestable, ouvre certes des voies suggestives, mais elle ne justifie aucunement son approche éclectique ni surtout sa critique des méthodes historico-critiques. Bien sûr, je suis favorable à l’interdisciplinarité — ce qui inclut les diverses approches psychanalytiques —, car l’application d’une seule herméneutique ne peut être que réductrice et mutilante. Toutefois, la méthode éclectique de Drewermann fait trop souvent l’économie du texte : là où un passage résiste à son interprétation, il change de méthode. Lorsque Freud n’est plus utile, c’est Jung qui prend le relaie et lorsque la psychologie s’avère incapable de justifier une interprétation, c’est Eliade ou Hornung qui est convoqué. Ainsi, le texte biblique est trop souvent conduit à dire ce que Drewermann cherche précisément à lui faire dire. En ce sens, son exégèse ressemble parfois davantage à l’art de la projection plutôt qu’à l’art de l’explication. Que projette-t-il ? Rien d’autre que les soi-disant invariants de la pensée religieuse humaine. N’est-il pas difficile qu’il en soit autrement lorsqu’on considère la Bible comme un message transculturel et atemporel et qu’on y cherche la vérité universelle et identique de l’âme humaine ?

Quant à son appréciation des méthodes historico-critiques, elle est pour le moins surprenante. Alors qu’à partir du seizième siècle on a reproché aux exégètes et aux théologiens leur irrationalité, Drewermann leur reproche maintenant leur trop grande rationalité ! Certes, Drewermann reconnaît à l’occasion sa dette à l’égard de l’exégèse historico-critique, mais il en fait une caricature lorsqu’il affirme à chacun des chapitres qu’elle ne s’intéresse aucunement à ce que signifie le texte pour le lecteur d’aujourd’hui et qu’elle s’oppose totalement à la passion du religieux. Il est indéniable que l’exégèse historico-critique a connu une dérive positiviste, mais cet égarement ne suffit pas — contrairement à ce que d’aucuns croient — à discréditer le modèle exégétique en tant que tel. Il est tout aussi incontestable que certains travaux exégétiques se limitent toujours à reconstituer les événements et les idées du passé, donc à refouler le texte dans un passé révolu, mais on pourrait rétorquer que même ces travaux — de plus en plus rares — ont fortement contribué au dialogue avec la modernité et au rapprochement œcuménique. En outre, après avoir observé comment Drewermann n’hésite jamais à faire référence à certains œuvres littéraires contemporaines ou anciennes pour y chercher la simple justification de son interprétation, je suis convaincu, et plus que jamais, que seule une bonne herméneutique des origines — impossible à faire sans les méthodes historico-critiques qui nous rappellent constamment que la foi chrétienne est impérativement liée à l’histoire — permet d’effectuer une bonne herméneutique des effets et des conséquences.
En définitive, l’exégèse drewermanienne ne mérite ni une critique purement négative (voir dans ce sens l’ouvrage très polémique de Pierre Grelot, Réponse à Eugen Drewermann, Paris, Cerf, 1994, 222 p.) ni une simple défense passionnée (voir dans ce sens l’éclairant ouvrage de Bernhard Lang, Eugen Drewermann, interprète de la Bible, Paris, Cerf, 1994, 172 p.). Que l’on soit d’accord ou non avec les interprétations proposées dans ce livre, celui-ci reste stimulant du début jusqu’à la fin et pose de nombreux défis aux exégètes d’aujourd’hui, dont ceux de l’interdisciplinarité et de l’ouverture à une spiritualité universelle.



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Par Desperret Yann - Publié dans : contre-michelonfray
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